Le charpentier Groupe Volet grandit en misant sur le solaire

Le charpentier Groupe Volet grandit en misant sur le solaire

Bâtiment: Le groupe basé à Saint-Légier, fort de 170 employés, reprend la moitié d’Eco-Soluce à Montreux

Bâti sur six sociétés réparties dans le canton de Vaud, mais basé à Saint-Légier, le Groupe Volet poursuit sa croissance dans le secteur du bâtiment. Le bâtisseur spécialisé dans les métiers de la charpenterie et des ouvrages en bois depuis six générations a pris 50% du capital de l’entreprise de Montreux Eco-Soluce, spécialisée dans les installations de panneaux photovoltaïques et d’énergies renouvelables.

Le groupe familial, qui a notamment réalisé toute la structure porteuse en bois du nouveau Parlement vaudois, les revêtement et plafonds bois, tout en travaillant en parallèle sur la rénovation du Château Saint-Maire à côté, emploie quelques 170 collaborateurs. Il réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 30 millions de francs, plus du double de celui d’il y a dix ans, grâce à ses acquisitions. Avec ce nouvel investissement, le Groupe Volet veut compléter ses activités dans la construction et la rénovation de bâtiments. Au delà des travaux de charpente, isolation, plafonds, ferblanterie, portes et fenêtres, il pourra aussi fournir des solutions de production d’énergies renouvelables.

«Nous faisons tout type de travaux de charpente et l’entier des structures, explique Philippe Volet, qui va co-gérer Eco-Soluce. Mais nous voulons aussi proposer les toitures de A à Z. Car, la pose des panneaux solaires fait intervenir des corps de métiers différents, il peut y avoir des problèmes si les interventions ne sont pas coordonnées et gérées comme un tout».

Le bois en essor

Employant quatre collaborateurs, Eco-Soluce a été fondée en 2013 par Vincent Imhof qui continuera de diriger la société avec son nouvel allié. L’entreprise a déjà posé plusieurs milliers de panneaux photovoltaïques pour des clients privés et des collectivités publiques.

En ce qui concerne la conjoncture dans le bâtiment, Philippe Volet se montre serein. Certes, relève-t-il, il y a de grosses incertitudes liées à l’application de la LAT – «on ne sait pas à quelle sauce le secteur va être mangé» – mais le bois est en essor. Contrairement à d’autres matériaux, il perçoit une petite croissance dans ce domaine, non seulement en raison de sa cote actuelle, mais aussi parce que les nouvelles normes incendie le met sur pied d’égalité depuis l’an dernier.

(24 heures)